Les deux plus grands défis pour toute personne qui débute dans le monde du travail sont la gestion du temps et la gestion de l’argent gagné.
Ne laissez pas les algorithmes dicter votre conduite! Vos décisions financières devraient être prises en fonction de vos valeurs et ne pas servir à faire l’étalage de votre richesse. L’anxiété financière est une réalité, alors ne l’alimentez pas en comparant votre salaire à celui des autres. Les discussions sur l’argent peuvent être stressantes, mais définir ce qui compte le plus vous permet d’établir un plan à respecter. Rêvez-vous de sécurité financière ou de votre prochain voyage? À vous de voir!
Gardez seulement à l’esprit que vos compétences ont de la valeur. Renseignez-vous sur votre salaire de départ et n’hésitez pas à négocier. Cette négociation, si elle est fructueuse, peut augmenter votre niveau de vie à long terme. C’est le meilleur investissement que vous puissiez faire pour vous-même.
Votre salaire est une somme déterminée chaque année, versée régulièrement (toutes les deux semaines, par exemple). L’autre élément important à connaître est votre taux horaire.
Dès que vous disposez de ces renseignements, pensez en termes d’organisation et d’automatisation.
Avant d’engager des dépenses, vérifiez votre talon de paye. Votre salaire brut (le plus gros chiffre) diffère de celui qui sera versé dans votre compte en banque. Votre salaire net, obtenu après les déductions obligatoires (impôt, AE, RPC), est le montant à considérer pour établir un budget.
Réglez le dépôt direct dès que possible – Transmettez à votre employeur vos renseignements pour le dépôt direct (numéros de transit, d’institution et de compte).
Automatisez les transferts, puis n’y pensez plus – Tentez d’automatiser le transfert de fonds dans votre compte d’épargne et le paiement des factures. Moins vous aurez à y penser, moins vous vous en inquiéterez.
Soyez méthodique – Configurez des rappels dans votre téléphone pour le paiement de factures, le suivi du budget ou encore les périodes de travail.
Quand on reçoit son premier salaire, il peut être tentant de célébrer cela en faisant quelques folies. Après tout, se gâter fait partie de la vie, non? Toutefois, pour éviter de vous retrouver à court de fonds, mieux vaut établir un plan, ou autrement dit « un budget ».
Un budget est le moyen de s’assurer qu’on dispose des fonds suffisants pour faire face à ses besoins, à ses souhaits et à ses objectifs. La « règle 50/30/20 » est un bon point de départ :
50 % pour les besoins (loyer, épicerie, factures, etc.)
30 % pour les souhaits (loisirs, sorties au restaurant, etc.)
20 % pour les objectifs (épargne et dettes)
Pour rester sur la bonne voie et éviter des déconvenues, suivez vos dépenses, sachez toujours où va votre argent et gardez le contrôle. En dépensant trop dans de plaisantes futilités, vous prendriez le risque de vous inquiéter plus tard de l’état de vos finances.
Pour noter où va votre argent, utilisez la calculatrice budgétaire de Finfo. Même un simple carnet fera l’affaire! Ne vous souciez pas de la perfection; l’essentiel est de commencer quelque part et de rectifier le tir au fil du temps.
Configurez des rappels dans votre téléphone pour le paiement de factures, le suivi du budget ou encore les périodes de travail.
En parlant de commencer quelque part, si vous avez des dettes à taux d’intérêt élevé (par exemple, des cartes de crédit), payez-les sans tarder. Si vous avez un prêt étudiant, planifiez vos paiements avant leur échéance.
N’oubliez pas de mettre de l’argent de côté pour atteindre vos objectifs. Un compte d’épargne comme le CELI (compte d’épargne libre d’impôt) peut servir à constituer un fonds d’urgence (de trois à six mois de loyer et de factures incontournables). La croissance est libre d’impôt, et vous pouvez retirer des fonds à tout moment sans pénalité. Vous pouvez ainsi vous protéger si votre salaire est moins élevé que prévu ou si un problème (blessure, perte d’emploi) vous prive de travail momentanément.
Même si vous amorcez votre parcours professionnel, il n’est pas trop tôt pour penser à vos besoins financiers futurs. Votre employeur peut offrir de verser une somme équivalente à vos cotisations à un REER ou à un régime de retraite. C’est de « l’argent gratuit » qui vous aidera à épargner en vue de l’achat d’une maison ou en prévision de vos vieux jours. Si votre employeur vous en laisse la possibilité, essayez de cotiser le minimum nécessaire pour obtenir l’intégralité de cette contrepartie.
Parce qu’un emploi demande du temps, le compromis entre travail et vie personnelle est essentiel. Il doit vous rester du temps et de l’énergie à consacrer à vos amis, à votre famille et à vos loisirs. Fixez des limites saines pour protéger votre temps personnel lorsque vous n’êtes pas au travail. Un bon équilibre aide à éviter l’épuisement professionnel, à maintenir votre concentration et à prendre de meilleures décisions, y compris sur le plan financier.
Ah! L’impôt. Tôt ou tard, le sujet devait arriver sur le tapis! On s’en plaint volontiers, mais la déclaration de revenus est indispensable à l’obtention d’un éventuel remboursement et de toute prestation gouvernementale (de l’argent dans vos poches, absolument).
Au début de chaque année, votre employeur vous enverra un feuillet T4. Vous souvenez-vous de ces déductions prélevées sur votre salaire? Votre T4 est le reçu officiel qui prouve au gouvernement canadien combien d’argent vous avez gagné et combien d’impôt vous avez déjà payé. Pourquoi devriez-vous vous en soucier? Tout au long de l’année précédente, votre employeur a prélevé des montants sur votre salaire au titre de l’impôt sur le revenu. Ces montants correspondaient à l’estimation des montants que vous devriez payer pour l’année entière. Si vous avez payé trop d’impôt au cours de l’année, l’Agence du revenu du Canada vous remboursera ce trop-perçu. Vous avez besoin de tous vos relevés T4 pour produire votre déclaration de revenus et déterminer si vous avez droit à un remboursement d’impôt. Ne jetez pas ces relevés et gardez-les en lieu sûr!