Si vous allez de l’avant, sachez que votre situation financière est sur le point de changer, et pas seulement à cause de l’achat de couches, de petits vêtements ou des frais de garderie. Vous devrez aussi revoir votre approche des congés, vos objectifs d’épargne et réfléchir à la meilleure manière de protéger votre famille qui est sur le point de s’agrandir. Sans vouloir vous effrayer, ne tardez pas avant d’établir un solide plan financier. Ainsi, vous pourrez passer plus de temps à profiter des premiers mots et des premiers pas, entre autres premières fois!
Les répercussions financières d’une naissance ou d’une adoption ne se limitent pas à l’achat de couches. Elles sont aussi visibles sur votre salaire. Le congé offert par votre employeur est un « cadeau » qui implique toutefois des contreparties.
Au Nouveau-Brunswick, la plupart des parents comptent sur les prestations de maternité et les prestations parentales de l’assurance-emploi (AE). Il est important de savoir que l’AE ne couvre généralement qu’environ 55 % de votre revenu régulier, jusqu’à un certain plafond. Consultez le site Web du gouvernement du Canada pour en savoir davantage sur ces prestations et en faire la demande. Certains employeurs offrent également un complément pour combler l’écart entre votre salaire normal et vos prestations d’AE. Avant de prendre votre congé, communiquez avec votre service des ressources humaines et veillez à remplir tous les documents nécessaires.
Le gouvernement ne déduira que l’impôt de base sur les paiements d’AE qu’il dépose dans votre compte. Ce montant ne tient pas compte des gains déjà réalisés au cours de l’année ou de la tranche d’imposition dans laquelle vous vous situez en fonction de vos gains totaux pour l’année, ce qui peut entraîner une facture fiscale plus élevée au printemps suivant. Envisagez de demander à Service Canada de prélever un montant supplémentaire pour l’impôt sur vos paiements d’AE ou mettez de l’argent de côté pour vous aider à régler la facture lors de la prochaine saison fiscale.
L’arrivée d’un nouveau membre dans votre famille entraînant de nouvelles dépenses, il vous faut donc revoir votre budget. Couches, lait maternisé, vêtements… certaines dépenses sont incontournables, mais vous pourrez aussi économiser des sommes importantes en achetant du matériel d’occasion ou en recevant les dons d’amis ou d’autres membres de la famille.
Outre les articles de tous les jours, la garde d’enfants est généralement la plus grosse dépense. Commencez tôt à vous renseigner sur les coûts des services de garde, et inscrivez sans tarder votre enfant sur les listes d’attente.
Comptez aussi les frais médicaux supplémentaires éventuels, comme les examens de la vue, les visites chez le dentiste et les médicaments sur ordonnance. Si vous bénéficiez d’un régime d’assurance au travail, veillez à le mettre à jour pour y ajouter votre enfant afin que ces coûts soient couverts à l’avenir.
Pour de nombreux couples, le parcours vers la parentalité est plus complexe et implique des traitements de fertilité. Si c’est votre cas, la planification financière change radicalement devant des coûts qui peuvent sembler insurmontables. Voici quelques points à connaître si vous suivez ce parcours :
Demandez à votre médecin de vous indiquer d’emblée les coûts, non seulement pour les traitements eux-mêmes, mais aussi pour les consultations, les tests et les médicaments.
Vérifiez auprès de votre assurance maladie si certains coûts sont couverts par votre régime.
Informez-vous sur les programmes gouvernementaux mis en place pour aider les familles à gérer leur charge financière, et conservez tous les reçus des traitements, des médicaments et des déplacements nécessaires, car vous pourriez être en mesure de déduire les frais médicaux dans votre déclaration de revenus.
Un testament et une assurance-vie sont essentiels à la protection de l’avenir de votre famille. Le testament ne sert pas seulement à transmettre de l’argent et des biens : c’est par lui que vous désignez le tuteur ou la tutrice, c’est-à-dire la personne qui élèvera votre enfant advenant le décès de ses deux parents. L’assurance-vie est le filet de sécurité qui peut aider votre partenaire et votre enfant à faire face aux dépenses lorsqu’ils seront privés de votre revenu. Enfin, il n’est jamais trop tôt pour commencer à planifier le financement de futures études. Les régimes d’épargne comme le REEE (régime enregistré d’épargne-études) offrent une subvention gouvernementale calculée à partir du montant de vos cotisations. C’est de l’argent gratuit dont bénéficiera l’enfant qui poursuit des études postsecondaires!
Avec l’arrivée d’un enfant, les priorités changent du tout au tout. Vos décisions financières doivent refléter les valeurs que votre partenaire et vous avez en commun. Alors que vous mettez à jour votre budget et ajustez votre plan financier pour cette nouvelle étape passionnante, il est important de suivre vos progrès ensemble vers l’atteinte de vos objectifs, en évitant à tout prix le piège des comparaisons dans les réseaux sociaux. Concentrez-vous sur ce qui fonctionne pour votre famille, pas sur ce que des influenceurs vous recommandent d’acheter.