De nombreux Néo-Brunswickois auront, à un moment donné de leur vie, à prendre soin d’un membre âgé ou vulnérable de leur famille. Au Canada, une personne sur quatre joue ce rôle important. Finfo fournit de l’information et des outils pour vous aider à préserver votre santé financière et à traverser plus sereinement cette étape de votre vie.
Commencez par évaluer les besoins financiers de chaque personne dans le « sandwich », y compris les vôtres. C’est la première étape qui vous permettra de passer de l’inquiétude à la sérénité. Comprenez la réalité financière propre à vos parents et à votre famille, sans vous oublier.
Pour beaucoup d’entre nous, parler d’argent est malaisant. Mais si une personne proche de vous demande de l’aide pour la gestion de ses finances, cette conversation sera incontournable.
Votre enfant ou vos enfants, surtout quand ils sont jeunes, comptent sur vous pour pratiquement tout : la nourriture, les vêtements, le logement, le transport, le soutien et, bien sûr, l’amour. Ils vous observent et apprennent à votre contact. Aidez-les à acquérir des compétences financières importantes pour la vie à mesure qu’ils grandissent. S’ils prennent leur envol, vous devrez trouver un équilibre entre, d’une part, la volonté généreuse de les aider financièrement et, d’autre part, le souhait de les voir gérer leur argent eux-mêmes. Si vous prêtez de l’argent à un enfant pour un achat important ou si vous acceptez de cosigner un prêt à leur nom, assurez-vous qu’il s’agit d’une dépense qui s’inscrit dans votre plan financier, au-delà de vos propres besoins financiers actuels et futurs. Et si vous devenez grand-parent, ne négligez pas vos finances et vos besoins (en temps, par exemple), et méfiez-vous de l’aspect émotionnel. Même si vous imposez des limites saines pour protéger vos autres engagements et intérêts, vous pouvez toujours faire partie intégrante de la vie de vos petits-enfants.
Commencez par avoir une conversation franche avec vos parents ou beaux-parents au sujet des finances, tout en douceur. Si vous ou votre partenaire avez des frères et sœurs, pensez à les inviter à la conversation afin qu’ils puissent contribuer aussi aux besoins en soins. Quelles sont les sources de revenus (RPC, SV, pensions, etc.)? Quel est leur niveau d’endettement? Quelles sont leurs économies et leurs polices d’assurance? Ont-ils signé une procuration? Ont-ils désigné une personne de confiance? Parlez de leurs souhaits en matière de soins médicaux et de leurs décisions relatives à la fin de vie. Connaître leurs volontés vous aidera à planifier en tenant compte des coûts.
L’outil « Gestionnaire de documents » de Finfo peut vous aider à rassembler et à conserver tous ces éléments d’information importants en un seul endroit.
Il est naturel de faire preuve de générosité à l’égard de ses enfants et de ses parents, mais les dépenses de nature « émotionnelle » peuvent entraîner des tensions financières. Vous ne pouvez pas donner ce que vous n’avez pas. Ne négligez donc pas votre propre santé financière. Pla-ni-fiez! Passez votre budget en revue afin de déterminer ce que vous pouvez raisonnablement offrir à vos enfants adultes, parents ou beaux-parents sans mettre en péril votre avenir financier. Soutenir vos proches à votre détriment, en ne suivant pas votre plan de retraite, n’aidera personne. Fixez des limites claires et communiquez ouvertement avec votre famille. Dire « non » ou « pas maintenant » n’est pas un signe de négligence envers vos proches. Cela veut dire que sur le long terme, vous vous souciez avant tout de la stabilité financière de toute la famille.
Enfin, rappelez-vous que les super pouvoirs, c’est au cinéma! Si vous avez des frères et sœurs ou d’autres membres de la famille en qui vous avez confiance, demandez-leur d’assumer une part du fardeau avant que l’épuisement ne vous cueille. Déléguez les tâches de manière structurée : une personne s’occupe des impôts, une deuxième du transport et une troisième des tâches ménagères. Une communication constante et ouverte permet d’éviter les malentendus et le ressentiment. La tâche à laquelle une seule personne s’échine peut devenir un travail d’équipe.
Aider ses proches, c’est formidable et noble, mais c’est aussi exigeant. En établissant un plan et en fixant des limites, vous respecterez la dignité de vos parents, protégerez l’avenir de vos enfants et, en fin de compte, préserverez votre tranquillité d’esprit.